Dans l’édition du vendredi 3 mars du NF, une belle, large, longue et coûteuse publicité titrait : GALMIZ : 1'300 EMPLOIS PERDUS GRACE AUX ECOLOGISTES. Cette affirmation participant d’un processus intellectuellement douteux est incorrecte et insoutenable. Après le Conseiller fédéral PDC Joseph Deiss en charge du Département de l’économie, après les affirmations publiques de Monsieur Rolf Hofmann, directeur général international de AMGEN et après un large mea culpa de EconomieSuisse, du DEWS et autres organismes de promotion économiques cantonaux et inter-cantonaux, il est assez piquant de voir un certain nombre de personnes et d’organismes connus utiliser et cautionner de fausses informations pour leurs propres fins : l’initiative populaire contre le droit de recours des organisations de protection de la nature.

Un peu d’histoire

Dans le dossier de l’installation de la firme AMGEN en Suisse, plusieurs cantons étaient en lice pour décrocher une juteuse affaire avec la firme pharmaceutique qui, de prime abord, avait opté pour la Suisse. Le Chablais valaisan ayant été écarté pour des causes que l’on n’étale pas dans les journaux, c’est la région de Galmiz qui avait été retenue. L’opportunité était belle et il ne fallait pas la laisser échapper. 1'300 emplois créés, tout le monde peut comprendre l’importance de l’enjeu économique, même s’il fallait d’abord dézoner les terrains convoités.

Aucun recours déposé

Dans le cas de Galmiz, aucun recours d’aucune organisation de protection de l’environnement n’a été déposé. Il y a par contre eu des manifestations populaires et des oppositions de privés. A moins de vouloir supprimer le droit de manifester et le droit de formuler des oppositions par des privés, il faut reconnaître que les arguments du comité qui a fait paraître la publicité dans le Nouvelliste sont intellectuellement douteux. Aucun écologiste n’a fait capoter l’installation d’AMGEN à Galmiz.

Se regarder dans le miroir

Le peuple suisse et valaisan paient des impôts dont une large part sert entre autre à financer des organismes de promotion économique autant divers que variés. Ces derniers n’ont pas pris la mesure de la mondialisation. Le fédéralisme et le régionalisme tels que nous les connaissons aujourd’hui sont un frein à n’importe quel développement économique. Il faut réformer nos institutions pour devenir actif, proactif, voire même être capable de créer pour le long terme. La Suisse et tous les cantons doivent également réformer leurs structures de promotion économique. Le Valais a échoué avec AMGEN. Il est temps d’en tirer les leçons !

Grégoire Raboud, Les Verts


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